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Rayon de soleil sur le plateau de l'Aubrac. Début mai 2007, des fleurs partout : jonquilles, pensées sauvages... Seules les gentianes n'étaient pas encore montées en tige bien que leurs larges feuilles soient déjà sorties. Au printemps on peut vraiment dire que la nature explose. Ces grandes étendues rappellent un peu les steppes de Mongolie, ça ressemble à une immense mer d'herbe qui ondule jusqu'à l'infini.
Dans pas mal de coins de l'Aubrac le téléphone portable ne passe pas.
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Publié à 04:10, le 10/3/2008, Mots clefs : |
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Des barbelés sur l'Aubrac. Les barbelés sont bien là, même si on en trouve moins qu'ailleurs. Les parcelles sont en effets beaucoup plus vastes qu'ailleurs, mais on retrouve toujours ces petits murets en pierre sèche.
Dans le lointain on aperçoit le Signal de Mailhebiau qui culmine à 1469 mètres avec son dôme de verdure arrondi. Cela n'apparaît pas bien sur la photo mais pour y parvenir on traverse des zones recouvertes de fleurs, des jonquilles surtout, à perte de vue mais aussi de grandes nappes de pensées sauvages, de boutons d'or...
On se fait un délir "barbelés" ? Alors... Le barbelé est également appelé ronce artificielle, sa pose est assez facile et ne nécessite pas de compétences particulières. Depuis quelques années les fermiers les tendent en les tirant avec leur tracteur. Le mot barbelé vient de l'ancien français barbele qui désignait des objets hérissés de pointes. Le brevet d'invention a été déposé le 24 novembre 1874 par un amérloc en santiags. Avant le barbelé les clotures étaient essentiellement en bois et prenaient beaucoup plus de temps à être posées.
Aux Etats-Unis au début de son apparition il arrivait que les fermiers coupent les barbelés pour laisser passer les animaux ce qui déclencha la Fence Cutter Wars (la guerre des coupeurs de clôtures). Cependant il finit par s'étendre partout et certains historiens estiment que la fin de la "Conquête de l'Ouest" coïncide avec l'arrivée du fil de fer barbelé. Des groupes religieux et conservateurs donnèrent le nom de Devil's Rope (la corde du diable) au fil de fer.
De nos jours le fil est galvanisé pour résister à l'usure et à l'oxydation, et en Aubrac il vaut mieux vus les hivers ! Sur l'Aubrac il souvent posé par trois rangées cloué sur des piquets. Un fil de fer barbelé subit une tension élevée, jusqu'à 500 kg et doit être en mesure de résister. Il rouille en général dans un délai entre 8 et 20 ans suivant qu'il est galvanisé ou non.
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Publié à 04:18, le 9/3/2008, Mots clefs : |
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Au milieu du plateau de l'Aubrac, derrière on voit le Signal de Mailhebiau, photo prise depuis les rochers de Lous Rajas qui avoisine les 1450 mètres d'altitude. Nous sommes début mai 2007. Les rares habitants du coin m'ont dit que j'ai eu du pot de trouver ce temps "clément" car l'année précédente à la même époque il y avait encore de la neige ici.
Les hivers sont souvent terribles, les vent souffle et déplace la neige qu'il amasse en congères énormes le long des murets, ou des burons en ruine. L'hiver on trouve ici jusqu'à un bon mètre de neige. Et il paraît que depuis quelques années le loup est réaparu dans la région alors qu'il en avait été éradiqué depuis les années 60, le dernier de ces bestiaux avait été abattu en 1963. Un couple de loups a été observé au nord de la Lozère ( au nord de Saint-Laurent-de-Muret ) par des professionnels de la chasse, ce qui fout un peu les boules aux éleveurs du coin.
Il faut savoir que la présence de loup (sauvage) peut etre effective plusieurs années avant sa reconnaissance officiellle.
Pour certains rien ne prouve qu'ils s'intallent durablement dans la région, la Lozère pourrait simplement faire partie d'un couloir de migration. Si j'vous l'dis !
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Publié à 04:27, le 8/3/2008, Mots clefs : |
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Près du Relais des lacs sur la Route D.52, un ancien buron dans les fleurs.
Un buron (parfois appelé « tras » ou « mazuc ») est une habitation temporaire d'été. Les premiers ont été construits dès le XVIIème siècle pour remplacer les fragiles cabanes de bois et de mottes de terre qui abritaient les bergers. Ils sont bâtis en pierre, en basalte pour l'essentiel, et en granite pour les angles avec une toiture en lauzes.
Un côté ( généralement le côté nord de la batisse ) est à moitié enterré, c'est dans ce coin-là que se trouve la cave où est stocké le fromage.
Dans le temps on faisait du fromage dans les burons mais depuis quelques années, en raison des normes européennes exigeant des investissements trop importants, tous les burons ont fermé.
Dans les années 1945-1950 on en comptait 1000 en activité, contre 50 en 1965 et les deux derniers ont fermé en 2002.
Ils ont été progressivement abandonnés parce que la main d'oeuvre nécessaire à leur fonctionnement émigrait sur Paris depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Les conditions de travail pénibles ( traite des vaches sous la pluie, le vent, la neige parfois, pas de confort de vie et de logement ) rebutaient les jeunes qui préféraient "monter" à Paris et gagner ainsi en confort.
Aujourd'hui pas mal de burons ont été transformés en restaurants, en gîtes d'étape ou même en musées.
Pour ceux qui restent, ce sont souvent des ruines car leur restauration coûte cher et décourage les acheteurs. Sans compter que les burons sont souvent situés au milieu de la montagne, sans terrain associé, sans accés ( pas de route goudronnée, ni de chemin ) ni aucune de nos facilités modernes (électricité, eau courante...). Vivre dans un buron c'est un peu faire du camping dans du "dur".
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Publié à 04:30, le 7/3/2008, Mots clefs : |
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Un ancien buron derrière les arbres. Le terrain peut-être très vallonné en Aubrac, limite terrain accidenté par endroits.
Ca n'apparaît pas sur cette photo car elle a été prise plus ou moins dans le creux d'une vallée mais sur les endroits plus exposés quand on trouve des arbres ils ont poussé penchés à cause du vent omniprésent. Et on voit donc d'après la forme qu'a pris leur feuillage que le vent souffle souvent dans la même direction, il vient souvent du Nord-Ouest.
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Publié à 04:32, le 6/3/2008, Mots clefs : |
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Un buron près du Signal de Mailhebiau vu depuis Lous Rajas. Les murs font au moins un mètre d'épaisseur, c'est un vrai blocaus, et aucune fenêtre ne donne sur le côté nord, il faut ça pour faire face aux hivers rigoureux. Sur les hauteurs, tout en travers on distingue au loin de grandes nappes de jonquilles.
L'aubrac ouvert est vraiment le coeur de l'Aubrac, c'est là que se trouvent les paysages les plus emblématiques, il y pleut pas mal, plus de 1500 mm par an ( dont une bonne partie sous forme de neige ). Ici on erre dans une sorte de mer d'herbe où on n'a aucun repère d'échelle ( pas d'arbre, pas d'habitation... ) on a donc un peu de mal quand on visualise le paysage du haut d'un des nombreux dôme arrondis de fixer les distances. C'est pour cela qu'au départ de la randonnée qui mène au sommet du Signal de Mailhebiau un écriteau prévient que la rando fait 4 kms aller ( et donc 4 kms retour ) : tout le monde ne peut pas se taper 8 bornes en terrain accidenté.
Comme au premier plan sur la photo, l'Aubrac ouvert est néammoins mitraillé par de gros rochers. Le refuge de Lous Rajas en est un bel exemple : il se trouve au beau milieu de gros rocs.
Sur l'Aubrac ouvert on compte environ 300 montagnes d'estives qui sont rayés par des petits murets en pierres sèches ( du granit ) parfois juxtaposés à une rangée de barbelés.
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Publié à 04:34, le 5/3/2008, Mots clefs : |
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Pause-café le soir au Roc du Cayla. Il culmine à 1298 mètres d'altitude, ça n'est pas l'Everest mais une fois à son sommet on domine très largement toute la région. Il se situe entre Laguiole et Lacalm dans le nord de l'Aveyron, et marque le début des monts d'Aubrac. C'est là-haut que l'Argence Vive prend sa source.
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Publié à 04:37, le 4/3/2008, Mots clefs : |
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Pas loin du sommet du Roc du Cayla, on trouve une vieille ferme abandonnée. Les lauzes qui constituaient la toiture ont été récupérées car on en tire un bon prix. C'est d'ailleurs presque toujours le cas pour les fermes abandonnées. A propos de la lauze c'est une pierre plate, de schiste relativement dur, utilisée pour les toitures des maisons, principalement en montagne, ainsi que certains dallages ( mais c'est plus rare ). La lauze provient généralement de lauzières, carrières exploitées ou pierriers naturels. Elle est plus épaisse que l'ardoise. Certains spécialistes nomment la lauze phonolithe en raison du son de cloche qu'elle émet lorsqu'on tape dessus. Dans certaines régions ( Massif Central et Corse notamment ) on en trouve plus qu'ailleurs, du fait qu'elle offre une bonne isolation thermique ainsi qu'une grande résistance. Dans le Massif Central, les lauzes sont d'abord percées d'un ou deux trous puis accrochées par des chevilles de châtaignier sur les liteaux de la charpente. Cependant, la lauze constitue un matériau de couverture lourd. Elle ne saurait donc reposer que sur une grosse charpente très solide, afin de supporter son poids ( ça reste de la pierre ). En construction moderne, la lauze se fait plus rare du fait de son prix, bien plus élevé que toute autre forme de couverture, telles que l'ardoise ou la tuile. De plus, c'est un matériau difficile à travailler et rare. Les lauzières françaises étant quasiment toutes fermées, il faut aujourd'hui l'importer de Norvège, d'Italie ou de Chine. Certaines communes vont jusqu'à l'imposer dans leur plan d'occupation des sols, en particulier en Corse.
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Publié à 04:39, le 3/3/2008, Mots clefs : |
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La même ferme abandonnée que sur l'image précédente mais pendant l'hiver précédent, avec un mètre de neige et un ciel noir qui n'annonce rien de bon.
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Publié à 03:00, le 3/3/2008, Mots clefs : |
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Février 2007.
17h30, la nuit tombe déjà. Je m'apprête à passer la nuit au sommet du Roc du Cayla près de Laguiole. On aperçoit la croix massive d'une dizaine de mètres de haut sur la droite, constituée de deux poutres. Le tout surmonté d'un paratonnerre. A mon avis la foudre a dû tomber souvent ici.
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Publié à 02:00, le 3/3/2008, Mots clefs : |
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Un champs de fleurs.
En Aubrac on trouve surtout des jonquilles, des pensées sauvages ( ou vilettes lutéa - on ne la trouve pratiquement qu'ici et en quantités industrielles ), des boutons d'or, des orchis mâles ( dont on se sert en pharmacie ), de la gentiane ( tous les 10 ou 15 ans on en débarrasse la montagne pour éviter qu'elle n'épuise les sols ), des anémones pulsatilles. Le plateau de l'Aubrac abrite plus de 1000 espèces de plantes dont certaines sont très rares.
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Publié à 04:43, le 2/3/2008, Mots clefs : |
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Vaches dans les jonquilles.
Ces vaches sont les premières sorties de la saison. Les fermiers les amènent en estive qu'à partir du 25 mai et restent dehors jusqu'en octobre.
Leur couleur varie du fauve au gris froment, plus foncée au niveau de l'encolure chez les plus âgées. La pointe de leurs cornes et leur queue sont noire. Le contours du museau est noir, de même que le tour de l'oeil qui en plus est souligné de noir ce qui lui confère un regard qui tue ! Ca leur donne des yeux de biches, les taureaux n'y résistent pas. Même moi j'ai eu du mal...
Elle est affectionnée envers son veau et recherchée pour sa fécondité.
Elles sont d'une grande robustesse, cela leur permet de passer tout l'été sur le plateau complètement isolées, elles peuvent même véler seules. On m'a même reporté que certaines d'entre elles restaient dehors jusqu'aux premières neiges et qu'il arrivait qu'elle vèlent dans des buissons de houx, à l'abrit du vent.
On les trouve sur le plateau de l'Aubrac depuis le XVIIIème siècle. En 1893 on a crée le Herd Book qui est le livre généalogique de la race, ce qui a permis de conserver leur rusticité, leur esthétique et leur faculté d'adaptation au climat rude du coin.
Grâce à son lait on fabrique le fromage de Laguiole, petit frère du Cantal.
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Publié à 04:00, le 2/3/2008, Mots clefs : |
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De la gentiane jaune, aussi appelée grande gentiane, ou encore gentiane lutéa. On ne distingue que les feuilles, la tige n'est pas encore là, mais nous ne sommes que début mai. C'est en fait une grande herbe robuste et vivace, elle peut vivre 50 ans et met 10 ans pour fleurir la première fois. On utilise les racines et les rhizomes ( racines horizontales ) essentiellement pour faire des apéritifs. Il faut attendre entre 7 et 10 ans avant de pouvoir les récolter. La récolte est réalisée essentiellement dans le Massif Central par les "Gençanaïres" qui utilisent une fourche spéciale appelée "Fourche du diable", ils peuvent extraire plus de 200 kg de racines par jour. C'est un travail pénible qui s'effectue de mai à octobre. Mais de nos jours l'arrachage s'est mécanisé ( ça se dit ça ? ).
Chaque années on en arrache de 1500 à 2500 tonnes entre juin et octobre.
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Publié à 04:44, le 1/3/2008, Mots clefs : |
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1350 mètres d'altitude. Jolie vue depuis l'intérieur de la tente sur un champs de jonquilles. La photo a été prise au-dessus du village d'Aubrac.
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Publié à 04:46, le 29/2/2008, Mots clefs : |
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En grimpant au sommet du Signal de Mailhebiau. Quand le soleil tape il tape fort ! Et avec la légère brise on ne le sent pas et on chope un coup de soleil. Il y a toujours du vent sur le plateau de la simple petite brise à la grosse tempête. Quand Eole a élu domicile quelque part...
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Publié à 04:48, le 28/2/2008, Mots clefs : |
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Jouge sur un tapis de violettes et de jonquilles. Malgré le soleil qui cogne on supporte bien la polaire car dame nature vous envoie un vent du Nord glacial . Et c'est ça qui est dangeureux : avec le vent omniprésent on ne sent pas le coup de soleil arriver.
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Publié à 05:01, le 27/2/2008, Mots clefs : |
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Départ dans la brume matinale depuis le Relais des Lacs sur la D.52. Personne à l'horizon, mais des jonquilles par milliers.
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Publié à 05:02, le 26/2/2008, Mots clefs : |
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